LES PHÉNOMÉNES MÉTÉOROLOGIQUES

L'activité solaire est à l'origine des phénomènes météorologiques. Des écarts d'apport énergétique solaire entre les différents points du globe naissent les phénomènes météorologiques les plus divers.

Table des matières

Les précipitations

Les nuages sont formés par un ensemble de goutelettes d'eau maintenues en suspension dans l'atmosphère par des courants thermiques ascendants. Lorsque la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'air est intense, le diamètre de ces gouttelettes s'accroît. Lorsque leur diamètre est suffisant, ces particules tombent au sol sous forme de précipitation.
En fonction des cation.
En fonction des conditions de formation de ces particules, la précipitation se fait sous forme de bruine, de pluie, de grêle ou de neige ou de verglas.

Le cas de la pluie verglaçante est plus complexe.
Les conditions nécessaires sont une atmosphère composée d'une couche d'air chaud et humide (température positive) prise en sandwich entre deux couches d'air froid (à température négative). Au sol toutes les surfaces sont à température négative. Ce cas n'est pas rare en hiver.
Les précipitations qui transitent par la couche d'air chaud se transforment en pluie. En traversant la couche inférieure plus froide, cette pluie se refroidit et peut arriver au sol à l'état surfondu (eau liquide à température négative). Lorsque ces gouttes d'eau atteignent des surfaces très froides elles s'étendent et gèlent presque immédiatement, formant un enduit de glace mince et lisse. Cette glace qui ne contient pratiquement aucune bulle d'air, a l'aspect du verre.
Les objets, fils électriques, branches des arbres, voies de communication..., se recouvrent d'une carapace de glace qui croît en épaisseur.
Le risque vient bien sûr de la glace qui rend les voies de communication glissantes, mais il vient surtout de l'augmentation de la charge capable de casser arbres, fils électriques, etc..

Le manque de précipitation peut être lui aussi considéré comme un phénomène naturel. La conséquence en est la sécheresse.

Le vent

Le vent est un mouvement apparemment horizontal de l'air. Il résulte des différences des pressions atmosphériques à la surface de la Terre.
(Le vent souffle des zones de hautes pressions (anticyclones) vers les zones de basses pressions (dépressions))
Les vents dépassent rarement la vitesse de 100 KM/h dans les terres. La vitesse du vent augmente avec l'altitude. Cependant, des vitesses de 252 Km/h ont été constatées à Belfort en 1955, 320 Km/h au Mont Ventoux en 1967, et 371 Km/h mesuré en 1934 au Mont Washington.
La force du vent est proportionnelle au carré de sa vitesse.
Donc lorsque le vent double de vitesse, son effet destructeur quadruple.

Les trombes et les cyclones

Elles se nomment trombes, tourbillons, tornades, cyclones, hurricane... selon le pays et l' ampleur du phénomène.
Ce sont tous des tourbillons atmosphériques. Mais alors que les cyclones s'étendent sur plusieurs centaines de kilomètres, les trombes ou tornades, ont un diamètre de 0,1 à 2 Km.


Image: Michel Cossette
Trois-Rivière - Québec

Les trombes sont des vents tourbillonnants qui avancent généralement relativement doucement (de 20 km/h en début de phénomène, pour accélérer petit à petit jusqu'à 100 km/h). Par contre, le tourbillon tourne très vite sur lui-même, de 200 à 500Km/h. Elles se présentent sous forme d'un "tube" qui peut descendre jusqu'au sol.
D'une ampleur bien plus vaste, le cyclone peut durer entre 3 et 20 jours. Une trombe peut se former au sein du cyclone. Les effets les plus désastreux se produisent au niveau des mers. Le passage d'un cyclone peut produire une marée de tempête (la mer se soulève) , une houle de tempête ou un raz de marée(Cf phénomènes hydrologiques.)
Le cyclone le plus meurtrier connu fut celui qui en 1970 fit 300 000 morts au bangladesh.
Plus près de nous, en novembre 1998, le cyclone Mitch fit en Amérique centrale plus de 10 000 morts et 14 000 disparus. (Pluies, inondations, crues torrentielles, glissements de terrains...)

La foudre

La foudre est une brusque décharge d'électricité atmosphérique. Cette décharge peut jaillir d'un nuage, se produire au sein d'un nuage, jaillir du sol ou d'une zone en relief. Par exemple la foudre peut sortir ou tomber sur un édifice, une montagne, ou un cavalier dans une grande étendue plate.

La foudre peut atteindre une intensité de 200 000 ampères. Mais paradoxalement, elle n'est pas toujours mortelle pour l'individu foudroyé.
On calcule qu'entre 10 000 et 20 000 personnes sont foudroyées tous les ans dans le monde. Mais ce chiffre est à rapprocher des 30 millions d'éclairs annuels.

Les températures extrêmes

La température de l'air est principalement liée au rayonnement solaire. Les températures extrêmes, qu'elles soient chaudes ou froides, peuvent être catastrophiques par leurs effets : sècheresse, givre, verglas... Les conséquences peuvent devenir terribles comme la désertification et la famine.
La vague de froid de mi-novembre 1998, fit 215 morts en Europe.

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